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Thérèse Desqueyroux (1962) |
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Réalisateur : Georges
Franju Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Bénéficiaire d'un non-lieu, Thérèse Desqueyroux,
prévenue de meurtre sur la personne de son mari Bernard, revient en voiture à
Argelouse, sa propriété ; elle cherche comment aborder Bernard et lui
expliquer son geste, car elle a réellement tenté de l'empoisonner et il le
sait, (mais il a préféré faire un faux témoignage pour l'honneur de son nom).
Elle revoit son adolescence heureuse en compagnie d'Anne de Latrave pour qui
elle éprouve un sentiment passionné et pur, ses fiançailles avec Bernard
Desqueyroux, le demi-frère d'Anne, et son mariage, le mariage de Thérèse
Larroque, « la fille la plus riche des Landes, avec deux mille hectares de
pins ». Déçue dès sa nuit de noce, elle découvre rapidement un Bernard sans
une once d'imagination, sûr de ses jugements et de son bon droit, seulement
préoccupé de son nom, des devoirs de sa caste, de sa santé et de sa fortune.
Cependant, Anne s'étant éprise d'un jeune israélite bordelais d'excellente
famille, Jean Azevedo, Thérèse provoque la rupture, adoptant le point de vue
du clan familial, malgré la sympathie que lui inspire Jean. Un incident
l'oriente vers le meurtre : Bernard se soigne à la liqueur de Fowler pour une
anémie imaginaire, et, un jour, dépasse distraitement la dose. Thérèse ne le
lui signale pas, puis, comme dans un état second, continue à renforcer les
doses. Le médecin qui soigne Bernard découvre une ordonnance falsifiée et
porte plainte. Térèse arrive à Argelouse,
espère un peu de compréhension,
un pardon. Bernard l'accueille et lui dicte les volontés des deux familles : il
est exclu qu'ils reprennent la vie
commune, sauf pour le monde. Thérèse ne figurera donc qu'aux grandes cérémonies. Pour le reste du
temps, elle demeurera
solitaire à Ârgelouse, cloîtrée
dans sa chambre. La jeune
femme accepte son sort, mais,
brisée, se laisse glisser dans une déchéance
physique que seul vient interrompre le mariage d'Anne avec un garçon « bien
». Apres cet événement familial, Bernard, pris de pitié, rend sa liberté à sa
femme qui se fixe à Paris et ne rejoindra les siens qu'aux fêtes familiales.
Bernard lui demande une dernière fois la raison de son geste ; elle essaie
d'expliquer, mais ils ne parlent pas le même langage. Il ne pourra jamais
comprendre. |