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La Tentation (1974) (Il sorriso |
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Réalisateur
: Damiano
Damiani Fiche
technique: ici CASTING
SYNOPSIS A Rome, dans un institut religieux, est hébergé
l'écrivain Roberto Solina, invité par le
monseigneur polonais Badenski à écrire un livre qui
sert à disculper le clergé devant ses supérieurs. Les autres hôtes permanents
de l'institut manifestent peu à peu, aux yeux de l'écrivain, leur véritable
nature de personnes confinées là par l'autorité de l'Église : le père Morandi
est un prêtre ouvrier qui a participé à des grèves avec les ouvriers ; Mgr
Marcos est un évêque cubain qui a soutenu Fidel Castro ; le professeur Villa
est un théologien orthodoxe ; Mgr Badenski est
accusé d'avoir pris le parti des Allemands nazis ; le prince Ottavio Ranieri d'Aragon avait auparavant eu une relation
incestueuse avec sa sœur Alessandra ; Mme Emilia Contreras,
l'administratrice, a fait tuer son mari par les guérilleros après être tombée
amoureuse de l'un d'eux. Envers tous ses invités, Sœur Géraldine, la supérieure,
utilise la même thérapie de rédemption ; le jeûne, les mortifications et
surtout les confessions individuelles et communautaires, assistées en cela
par le Père jésuite Morelli. La présence de l'écrivain (qui est un peu comme
la conscience critique du milieu), mais surtout le suicide désespéré du
prince Ottavio, sont l'occasion de mettre à nu tout ce climat d'ambiguïté qui
s'est installé de l'intérieur comme de l'extérieur et qui caractérise la vie
de l'internat. Les thérapies de groupe, dirigées par Sœur Géraldine,
n'empêchent pas "l'abandon" de l'internat (symbolisant l'Église)
par presque tous les hôtes permanents : Monseigneur Marcos et Monseigneur Badenski, même pour des raisons opposées, sont contraints
d'abandonner l'église. Emilia Contreras s'accroche émotionnellement à
l'écrivain dans l'espoir de trouver en lui la joie et la vie. Mais très vite,
de très forts sentiments de culpabilité refont surface en elle. C'est
pourquoi il s'enfuit. L'écrivain la retrouve au pensionnat, où entre-temps,
comme elle, le prêtre ouvrier, l'évêque cubain et tous les autres étaient
également revenus : mieux vaut la "thérapie de groupe" offerte par
le pensionnat que la liberté réelle du monde extérieur dans lequel, en raison
de l'influence de l'Église sur leur conscience, ils étaient désormais inaptes
à vivre. Roberto Solina, cependant, ayant également
été invité à rester, refuse, part et tente de se débarrasser du souvenir de
cette étrange expérience, en se rafraîchissant le visage devant une fontaine
jaillissante de la ville. |