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La Prisonnière (1967) |
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Réalisateur : Henri-Georges
Clouzot Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Gilbert, le mari de Josée, travaille pour un
directeur de galerie d’art, Stanislas Hassler, qui s’occupe actuellement
d’une nouvelle forme de promotion de l’art moderne : il veut vendre à
des centaines d’exemplaires chaque statue, chaque mobile, etc... L’art
abstrait mis à la portée de (presque) tous. Au cours du cocktail de
l’inauguration de l’exposition, Josée s’aperçoit que Gilbert flirte avec une
journaliste. Un peu par dépit, elle essaie d’attirer l’attention de
Stanislas. Celui-ci l’invite chez lui dans un appartement luxueux, sombre,
très mystérieux, empli d’objets d’art modernes ou primitifs dont beaucoup ont
une signification érotique. Stanislas projette à la jeune femme des fragments
de l’écriture des grands auteurs parmi lesquels se glisse une photo de femme
nue enchaînée. Pris de fou-rire, Josée veut absolument revoir la photo qui
fait travailler son imagination après avoir piqué son sens du ridicule.
Stanislas met aussitôt un terme à l’entretien. Quelques jours après, Josée
est invitée à assister à la séance de pose de Maguy, une femme dont Stanislas
a loué les services. Maguy se déshabille, se contorsionne et Stanislas la
prend sous tous les angles. Josée, honteuse d’être là, s’enfuit au cours de
la séance. Néanmoins son imagination continue de travailler, d’autant
que Stanislas s’est confié à elle : il est un voyeur ne prisant chez les
femmes que leur capacité de soumission. La honte, dit-il, fait partie
intégrante du plaisir. Désormais Josée, dont la volonté vacille, participera
aux plaisirs troubles de Stanislas dont elle se fait l’esclave. Il l’oblige à
téléphoner à Maguy, à s’excuser auprès d’elle, enfin à l’inviter à venir
poser avec elle. Un jour, Josée, dégoûtée d’elle-même, essaie de rompre ses liens avec
Stanislas. Mais, dans une longue scène d’explication, elle ne peut que lui crier son amour. Tous deux partent
sur une plage bretonne et
la jeune femme, qui a abandonné
son mari, veut faire connaître à son amant un amour
plus « normal ». Quand Gilbert apprend de
la bouche même de sa
femme (car le jeune couple avait
conclu le pacte de tout
se dire) les perversions auxquelles Stanislas l’a soumise, il va le trouver, prêt à le tuer. Stanislas, attend Gilbert sur une
terrasse : il se fait insulter par son ancien collaborateur qui ne trouve en lui qu’une
lamentable épave, n’ayant
même pas le courage de se suicider.
Josée, elle, décidée à en finir
avec la vie, arrête sa
voiture sur une voie de
chemin de fer : le train emportera le véhicule sur des dizaines de mètres. Par miracle, Josée n’a pas trouvé la mort. Les chirurgiens pensent la sauver. Arrivera-t-elle, après un long rêve enfiévré où elle a revécu
certains instants de son aventure, à sortir de ses obsessions ? |
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