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Les Ordres (1973) |
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Réalisateur : Michel
Brault Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Les événements
décrits ont lieu après l'enlèvement de deux personnalités politiques par le
Front de Libération du Québec. Aussitôt les anonymes, les petites gens vont sentir dans leur vie privée le contre-coup d'une décision des autorités fédérales décrétant "la loi des mesures de
guerre". Les événements, affirment
les auteurs, sont tous tirés de témoignages authentiques de victimes de cette loi. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, des arrestations
sont effectuées au
domicile de gens ordinaires, incapables de comprendre
ce qui se passe. Ainsi
Marie et Clermont Boudreau, un couple dans la quarantaine,
vivant dans un quartier ouvrier de la ville (le mari travaille dans une usine de textiles et fait le taxi, la nuit,
pour améliorer ses ressources), Jean-Marie Beauchemin, docteur
et propriétaire d'une clinique,
Claude Dussault, jeune assistante
sociale, Richard Lavoie, chômeur,
père de deux enfants, sont-ils
incarcérés au Québec en octobre 70 avec des méthodes
qui s'apparentent à celles
du pire régime totalitaire. L'angoisse, la faim, l'isolement, l'attente transforment peu à
peu ces êtres normaux en épaves. D'autant
plus que les gardiens ne manquent pas de se livrer à des sévices moraux et
physiques sur leurs prisonniers. Richard se verra annoncer son exécution qui
doit avoir lieu dans deux jours. Quarante-huit heures de terreur effroyable
pour lui, à la suite de quoi on procèdera à un simulacre de mise à mort. Une
balle à blanc sera tirée sur Richard qui s'évanouira. Une fois libérée, il
devra subir un traitement psychiatrique en clinique. Jamais plus, dit-il, il
ne sera comme avant. Une révolte a lieu pour que Clermont ait le droit
d'aller voir le corps de son père, décédé durant son incarcération. Mais
c'est de nuit, menottes aux mains, dans une sorte de clandestinité, qu'on le
conduira auprès du défunt. Sa femme, libérée, s'est adressée directement au
Ministre de la Justice. Peu à peu, après quelques jours ou quelques semaines,
les prisonniers sont relâchés un à un. On leur dit seulement qu'on a commis
une erreur... |