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Les Ordres (1973)

 

 

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ordres

 

Réalisateur : Michel Brault

 

Fiche technique: ici

 

CASTING

 

Hélène Loiselle

Marie Boudreau

Jean Lapointe

Clermont Boudreau

Louise Pratte

Louise Boudreau

Martine Pratte

Martine Boudreau

Monique Pratte

Monique Boudreau

Guy Provost

Dr. Jean-Marie Beauchemin

Louise Latraverse

Claire Beauchemin

Claude Gauthier

Richard Lavoie

Sophie Clément

Ginette Lavoie

Louise Forestier

Claudette Dusseault

Amulette Garneau

Mme Thibault

Esther Auger

Esther

Claire Richard

Mme Vezina

J. Léo Gagnon

L’épicier

Guy Bélanger

Le directeur de prison

Roger Garant

M. Martineau

 

 

 

SYNOPSIS

 

 

  Les événements décrits ont lieu après l'enlèvement de deux personnalités politiques par le Front de Libération du Québec. Aussitôt les anonymes, les petites gens vont sentir dans leur vie privée le contre-coup d'une décision des autorités fédérales décrétant "la loi des mesures de guerre". Les événements, affirment les auteurs, sont tous tirés de témoignages authentiques de victimes de cette loi. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, des arrestations sont effectuées au domicile de gens ordinaires, incapables de comprendre ce qui se passe. Ainsi Marie et Clermont Boudreau, un couple dans la quarantaine, vivant dans un quartier ouvrier de la ville (le mari travaille dans une usine de textiles et fait le taxi, la nuit, pour améliorer ses ressources), Jean-Marie Beauchemin, docteur et propriétaire d'une clinique, Claude Dussault, jeune assistante sociale, Richard Lavoie, chômeur, père de deux enfants, sont-ils incarcérés au Québec en octobre 70 avec des méthodes qui s'apparentent à celles du pire régime totalitaire. L'angoisse, la faim, l'isolement, l'attente transforment peu à peu ces êtres normaux en épaves. D'autant plus que les gardiens ne manquent pas de se livrer à des sévices moraux et physiques sur leurs prisonniers. Richard se verra annoncer son exécution qui doit avoir lieu dans deux jours. Quarante-huit heures de terreur effroyable pour lui, à la suite de quoi on procèdera à un simulacre de mise à mort. Une balle à blanc sera tirée sur Richard qui s'évanouira. Une fois libérée, il devra subir un traitement psychiatrique en clinique. Jamais plus, dit-il, il ne sera comme avant. Une révolte a lieu pour que Clermont ait le droit d'aller voir le corps de son père, décédé durant son incarcération. Mais c'est de nuit, menottes aux mains, dans une sorte de clandestinité, qu'on le conduira auprès du défunt. Sa femme, libérée, s'est adressée directement au Ministre de la Justice. Peu à peu, après quelques jours ou quelques semaines, les prisonniers sont relâchés un à un. On leur dit seulement qu'on a commis une erreur...