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Mourir à tue-tête (1978) |
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Réalisatrice : Anne-Claire Poirier Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Une jeune réalisatrice vient d'achever un film sur le
viol et le regarde avec une amie, interrompant les différentes séquences pour
envisager les problèmes que lui a posés un tel sujet. Pour ce travail, elle
s'est servie de plusieurs témoignages. Le plus important est celui de
Suzanne. Le film montre comment, un soir, un homme l'a forcée à monter à
l'arrière de son camion puis, en l'insultant, l'a violée. La réalisatrice
s'est interrogée si, en montrant le viol, elle ne flattait pas déjà
l'instinct dominateur de l'homme; mais il lui paraissait important de montrer
l'acte dans toute son horreur. Les scènes suivant le viol, examens
gynécologiques, interrogatoires de police, s'apparentent dans leur froideur à
un second viol. S'y intercalent des extraits documentaires sur les
femmes-combattantes au Vietnam ou sur l'excision d'une Africaine, par
lesquels la réalisatrice tente de démontrer que le viol n'est qu'un aspect de
la domination dont la femme est victime. Même si c'est bien un drame
personnel que vit Suzanne: dépression mêlée de honte, de peur et du refus de
tout nouveau rapprochement sexuel, et contre laquelle Philippe, malgré sa
tendresse, ne semble pas pouvoir grand'chose. La question pénale est aussi
posée par le dialogue de femmes violées et, parmi elles, des enfants qui
l'ont été par leur père, avec un magistrat qu'elles ne parviennent pas à
convaincre de la gravité et, pis encore, de la réalité de l'acte. Pour la
réalisatrice, le viol n'est ni plus, ni moins qu'un assassinat et le suicide
de Suzanne, à la fin de son film, est là pour l'attester. |