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Les clowns de Dieu (1985)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

clowns

 

Réalisateur : Jean Schmidt

 

Fiche technique: ici

 

CASTING

 

Daniel Kenigsberg

Méliès

Jean-Paul Roussillon

Garniks

Jean-Roger Milo

Carcasse

Nathalie Schmidt

Absinthe

Krichou Monthieux

L’ange de la mort

Jean Schmidt

Pr. Biglewander

Maurice Risch

Mac Goy

Mostefa Zerguine

Gérard Croce

Pascal Légitimus

Hector Malamud

Richard Taxy

Mouss Kafka

Le producteur Groberman

Un des frères Lumière

Un des frères Lumière

Un des frères Lumière

 

Théo Légitimus

Eric Métayer

Alain Flick

Christian Sinniger

 

 

 

SYNOPSIS

 

 

   Méliès le juste, scénariste sans projet, au sortir de "La Coupole", à l'aube frémissante, se voit confier l'enjeu, par un producteur argenté, d'un écrit sur les folles nuits de Montparnasse, le sexe et la misère. Absinthe, jeunesse démunie, névrose à la dérive, qui par une nuit de viol, collectif et furieux, a perdu la parole, lui révèle qu'il ne peut, la passion le tenant, écrire quoi que ce soit qui ne soit pas l'amour. Et combien d'autres fous rencontrés et aimés: Garniks, qui ne croit plus au ciel et poursuit sa recherche d'un dieu juste et vengeur, depuis qu'Auschwitz a gardé les cendres de sa femme et de ses enfants, dans les sombres égouts et les collecteurs putrides. Méliès le guidera vers sa mort volontaire, psalmodiant que tout homme est unique et chaque peuple élu... Et Carcasse, alcolo, qui portera Absinthe, l'aidant à retrouver des mots qui soient les siens, dans sa vie libérée du mal torride, honteux. Et encore Biglewander, professeur et chauffeur d'un corbillard hippie, rigolard et ravi. Et les clowns rituels, comme les chœurs antiques, l'ange de la mort, noir, timide en patins, roulant tout silencieux, la cape frémissante, vers ceux qui vont mourir. Vient la nuit monstrueuse où Méliès, après avoir pleuré, larme chaude et aimante qu'Absinthe a recueillie, après avoir détruit son carnet et ses notes, son travail et sa vie, battu à mort par les anges de Gaieté, crucifié, couronné, rend le dernier soupir. Christ recrucifié, que la Cène précède, où l'enfant interroge "en quoi cette nuit est différente des autres?", de la Pâque éternelle... Tandis qu'Absinthe articule des mots, premiers, définitifs, retrouve sa conscience et affirme son moi. Naissance dans la mort de l'amour sacrifié!