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Genesis (2004) |
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Réalisateurs : Claude Nuridsany
et Marie Pérennou Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS ll était une fois
un célèbre producteur de cinéma (Alain Sarde), un éclectique compositeur de
musique de films (Bruno Coulais), un acteur africain charismatique, disciple
de Peter Brook (Sotigui Kouyaté), et le duo
d'auteurs-inventeurs-imagiers, réalisateurs de Microcosmos
(film documentaire unique en son genre sur le monde des insectes), Claude Nuridsany et Marie Pérennou...
Ainsi commence la genèse de ce film dont l'histoire remonte au temps où il
n'y avait pas encore d'Histoire, avant même la "préhistoire", à
l'origine du monde, au premier germe de matière. Un griot africain, conteur
aux airs de vieux sage à moitié magicien, sera le seul lien humain entre le
spectateur et l'Histoire du monde. D'emblée, il nous invite à une réflexion
sur notre condition physique et philosophique d'êtres vivants, notre
appartenance à une temporalité d'ordre cosmique et nous guide dans cet
extraordinaire voyage, intervenant avec parcimonie afin de nous laisser aussi
la possibilité d'une libre contemplation individuelle. Le film prend alors
des allures de documentaire animalier poétique, oscillant entre approche
scientifique darwinienne (évoquant la théorie biologique sur l'évolution des
espèces et la sélection naturelle), et enchantement fictionnel du mythe. Sur
fond d'orchestre symphonique bulgare et de chœur d'enfants, on traverse
l'Islande, la Polynésie, Madagascar, ou les îles Galapagos, sans jamais
savoir où l'on met les pieds. Par le pouvoir de l'image, nous voilà plongés
dans des temps immémoriaux. Et c'est le cycle de la vie qui se déroule sous
nos yeux émerveillés : vie fœtale (filmée au cœur de l'œuf grâce à un système
d'échographie 3D), passage d'une vie sous-marine à l'occupation des terres
émergées... Puis ce sont des séquences plus anecdotiques mais tout aussi
spectaculaires : danses de séduction, accouplements, affrontements... Proie
ou prédateur, chaque animal a sa place dans la chaîne alimentaire, de
l'iguane marin au caméléon-panthère en passant par l'impressionnant serpent
gobeur d'œuf, le lézard à collerette ou le gracieux couple d'hippocampes.
Cocasses ou rebutantes, les rencontres animales (qu'elles soient sexuelles,
rivales, mortelles), nous renvoient à la comédie humaine avec des
parallélismes parfois troublants, et prouvent que la vie est un scénario en
soi : le plus évident et le plus mystérieux. Evitant la naïveté et la
simplification pédagogique (on déplore tout de même que la mise en scène du
conteur noir tombe dans des conventions folkloriques grossières), Genesis
allie la puissance esthétique de l'image cinématographique à la présence
tactile des animaux et à la matérialité brute des éléments naturels. |