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Le pont de
la rivière Kwaï (1957) (The Bridge on the River
Kwai) |
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Réalisateur
: David
Lean Fiche
technique: ici CASTING
SYNOPSIS Durant la Seconde
Guerre mondiale, au cours de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient,
le colonel Saïto est le commandant d'un camp japonais de prisonniers de
guerre en Thailande, perdu au beau milieu de la jungle. Saïto reçoit un nouveau groupe de prisonniers, un
bataillon britannique commandé par le colonel Nicholson. Il doit aussi faire construire un pont
reliant Bangkok et Rangoon en passant au-dessus de la rivière Kwaï avec
une échéance impérative : le pont doit être terminé avant le passage
d'un train d'importance stratégique. Pour arriver à ses fins, le colonel Saïto décide de
mettre à l'ouvrage ses prisonniers; il exige du colonel Nicholson que même
les officiers britanniques se mettent au travail. Mais Nicholson refuse ce
dernier point, non conforme à la convention de Genève de 1929 sur
les prisonniers de guerre. En répression, Saïto le brime sévèrement, mettant
à l'épreuve sa résistance physique en l’enfermant dans une cellule minuscule,
plombée de chaleur, espérant ainsi le forcer à céder. Mais le Britannique
résiste, par principe, restant stoïque malgré les sévices subis. Tenant tête
à ses geôliers, Nicholson inspire alors une grande admiration à ses hommes. Mais Nicholson voit aussi l'effet de la détention
sur les militaires dont il est responsable : forcés de participer à la
construction du pont, les prisonniers exécutent mal ce travail de manière
volontaire, et se livrent à du sabotage. Nicholson parvient à trouver un
accord avec Saïto : le pont, mal conçu, sera reconstruit sous son
commandement et suivant ses plans. Nicholson met au travail ses officiers et,
constatant que le temps manque, convainc même les malades et les blessés de
participer, allant ainsi au-delà de la demande initiale de Saïto. L'ouvrage à
réaliser, et le but commun à atteindre par les Britanniques ont un effet très
positif sur le moral des prisonniers : Nicholson a trouvé le moyen de
remettre de l'ordre chez ses subordonnés et de leur donner un sentiment
positif de fierté pour le travail accompli, alors qu'ils sont vaincus et
prisonniers. En parallèle, un détenu américain, le commandant
Shears, est parvenu à s'enfuir du camp. Il fait part aux Alliés de
la construction du pont. Inquiets, ceux-ci décident de renvoyer l'ancien
prisonnier avec un commando pour plastiquer le pont,
conscients qu'il faut à tout prix empêcher sa réalisation. Dans un premier temps, Shears refuse de
retourner dans l'enfer duquel il s'est échappé ; mais il est rattrapé
par son passé : ayant usurpé son identité et son grade lors du naufrage
de son bâtiment, il est démasqué et contraint d'accepter la mission, qui sera
menée sous les ordres du commandant Warden. Lors de la nuit précédant le passage du train, le
commando arrive sur place et installe discrètement les explosifs sur le pont.
L'ouvrage a été achevé la veille par les Britanniques, qui célèbrent
l’événement dans le camp de prisonniers. Le commando attend ensuite l'aube,
dans le but de faire sauter le pont lorsque le train y passera. En attendant le passage du convoi, les deux colonels
du camp vivent des moments opposés : le colonel Saïto se prépare à se
donner le seppuku, préférant se suicider plutôt que de devoir le pont
aux prisonniers britanniques ; dans le même temps, le colonel Nicholson,
allant faire une visite d'inspection sur le pont, aperçoit le dispositif de
destruction du commando, le niveau de la rivière ayant baissé durant la nuit. Perdant tout à fait de vue que la construction du
pont sert l'ennemi, dans une guerre qui dépasse les enjeux locaux, le colonel
Nicholson prévient Saïto et provoque la réaction du commando qui affronte
alors les soldats japonais. Les
hommes du commando trouvent tous la mort, à l'exception du commandant Warden
qui, blessé au pied durant le voyage, couvre ses hommes en hauteur avec un mortier.
Quand Shears traverse à la nage la rivière pour se rendre là où se trouve le
boîtier de commande des explosifs, il est abattu par les Japonais. Peu
après, Nicholson est mortellement blessé par l'explosion d'un des obus de
mortier tiré par Warden sur les soldats japonais. Dans ses derniers instants,
Nicholson retrouve sa lucidité et, dans un dernier souffle déclenche de
lui-même l'explosion du pont, son corps tombant sur le boîtier de commande
des explosifs, au moment même où le train franchit le pont. |