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  Le pont de la rivière Kwaï (1957)

(The Bridge on the River Kwai)

 

 

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puente

 

brucke

 

Réalisateur : David Lean

 

Fiche technique: ici

 

CASTING

 

 William Holden

Commandant Shears

Alec Guinness

Colonel Nicholson

Jack Hawkins

Commandant Warden

Sessue Hayakawa

Colonel Saito

James Donald

Commandant Clipton / Le docteur

Geoffrey Horne

Lieutenant Joyce

André Morell

Colonel Green

Peter Williams

Capitaine Reeves

John Boxer

Commandant Hughes

Percy Herbert

Grogan

Harold Goodwin

Baker

Haihachirô Ôkawa

Capitaine Kanematsu

Keiichirô Katsumoto

Lieutenant Miura

M.R.B. Chakrabandhu

Yai

Ann Sears

Une infirmière

 

 

 

SYNOPSIS

 

 

  Durant la Seconde Guerre mondiale, au cours de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient, le colonel Saïto est le commandant d'un camp japonais de prisonniers de guerre en Thailande, perdu au beau milieu de la jungle.

Saïto reçoit un nouveau groupe de prisonniers, un bataillon britannique commandé par le colonel Nicholson. Il doit aussi faire construire un pont reliant Bangkok et Rangoon en passant au-dessus de la rivière Kwaï avec une échéance impérative : le pont doit être terminé avant le passage d'un train d'importance stratégique.

Pour arriver à ses fins, le colonel Saïto décide de mettre à l'ouvrage ses prisonniers; il exige du colonel Nicholson que même les officiers britanniques se mettent au travail. Mais Nicholson refuse ce dernier point, non conforme à la convention de Genève de 1929 sur les prisonniers de guerre. En répression, Saïto le brime sévèrement, mettant à l'épreuve sa résistance physique en l’enfermant dans une cellule minuscule, plombée de chaleur, espérant ainsi le forcer à céder. Mais le Britannique résiste, par principe, restant stoïque malgré les sévices subis. Tenant tête à ses geôliers, Nicholson inspire alors une grande admiration à ses hommes.

Mais Nicholson voit aussi l'effet de la détention sur les militaires dont il est responsable : forcés de participer à la construction du pont, les prisonniers exécutent mal ce travail de manière volontaire, et se livrent à du sabotage. Nicholson parvient à trouver un accord avec Saïto : le pont, mal conçu, sera reconstruit sous son commandement et suivant ses plans. Nicholson met au travail ses officiers et, constatant que le temps manque, convainc même les malades et les blessés de participer, allant ainsi au-delà de la demande initiale de Saïto. L'ouvrage à réaliser, et le but commun à atteindre par les Britanniques ont un effet très positif sur le moral des prisonniers : Nicholson a trouvé le moyen de remettre de l'ordre chez ses subordonnés et de leur donner un sentiment positif de fierté pour le travail accompli, alors qu'ils sont vaincus et prisonniers.

En parallèle, un détenu américain, le commandant Shears, est parvenu à s'enfuir du camp. Il fait part aux Alliés de la construction du pont. Inquiets, ceux-ci décident de renvoyer l'ancien prisonnier avec un commando pour plastiquer le pont, conscients qu'il faut à tout prix empêcher sa réalisation. Dans un premier temps, Shears refuse de retourner dans l'enfer duquel il s'est échappé ; mais il est rattrapé par son passé : ayant usurpé son identité et son grade lors du naufrage de son bâtiment, il est démasqué et contraint d'accepter la mission, qui sera menée sous les ordres du commandant Warden.

Lors de la nuit précédant le passage du train, le commando arrive sur place et installe discrètement les explosifs sur le pont. L'ouvrage a été achevé la veille par les Britanniques, qui célèbrent l’événement dans le camp de prisonniers. Le commando attend ensuite l'aube, dans le but de faire sauter le pont lorsque le train y passera.

En attendant le passage du convoi, les deux colonels du camp vivent des moments opposés : le colonel Saïto se prépare à se donner le seppuku, préférant se suicider plutôt que de devoir le pont aux prisonniers britanniques ; dans le même temps, le colonel Nicholson, allant faire une visite d'inspection sur le pont, aperçoit le dispositif de destruction du commando, le niveau de la rivière ayant baissé durant la nuit.

Perdant tout à fait de vue que la construction du pont sert l'ennemi, dans une guerre qui dépasse les enjeux locaux, le colonel Nicholson prévient Saïto et provoque la réaction du commando qui affronte alors les soldats japonais. Les hommes du commando trouvent tous la mort, à l'exception du commandant Warden qui, blessé au pied durant le voyage, couvre ses hommes en hauteur avec un mortier. Quand Shears traverse à la nage la rivière pour se rendre là où se trouve le boîtier de commande des explosifs, il est abattu par les Japonais.  

Peu après, Nicholson est mortellement blessé par l'explosion d'un des obus de mortier tiré par Warden sur les soldats japonais. Dans ses derniers instants, Nicholson retrouve sa lucidité et, dans un dernier souffle déclenche de lui-même l'explosion du pont, son corps tombant sur le boîtier de commande des explosifs, au moment même où le train franchit le pont.